«Que les consommateurs n’hésitent pas à signaler des fraudes à la DGCCRF»

/, Articles/«Que les consommateurs n’hésitent pas à signaler des fraudes à la DGCCRF»

«Que les consommateurs n’hésitent pas à signaler des fraudes à la DGCCRF»

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, salue le travail mené par les enquêteurs de la DGCCRF, chargée de la répression des fraudes, et dont le bilan 2018 est publié ce lundi.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), publie ce lundi son bilan 2018. Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, salue « son rôle de régulateur, notamment lorsque les acteurs français étaient perturbés par une concurrence déloyale, comme c’est le cas » dans l’affaire des faux kiwis français.

Quel est le bilan 2018 de la DGCCRF, chargée de la répression des fraudes ?

Agnès Pannier-Runacher. L’an dernier, cette direction a particulièrement bien rempli son rôle de protection des consommateurs. Dans plusieurs cas, jouets, cosmétiques ou couches-culottes par exemple, elle a alerté sur les risques encourus du fait d’une mauvaise qualité des produits, et enjoint aux fabricants de revoir leur copie. Plus généralement, elle a rempli son rôle de régulateur de la concurrence, notamment lorsque les acteurs français étaient perturbés par une concurrence déloyale, comme c’est le cas dans l’affaire des kiwis.

Kiwis, huîtres, miel… Il y a eu beaucoup de fraudes, peut-on encore avoir confiance dans le made in France ?

Toutes ces affaires montrent au contraire que la DGCCRF est très mobilisée sur ces questions sensibles. Mais il faut que les consommateurs européens soient protégés de façon homogène, c’est pour cela que nous poussons pour une force européenne de lutte contre les fraudes alimentaires. Cela marche déjà bien pour les médicaments, pourquoi ne pas l’étendre à d’autres types de produits ?

À côté des grosses affaires comme Lactalis ou les œufs contaminés au fipronil, les syndicats de la DGCCRF estiment que d’autres « petits » dossiers ont été délaissés…

Le bilan que nous publions aujourd’hui montre au contraire que le nombre de sujets traités est très large : entente sur les prix dans l’électroménager, sécurité des parcs à trampoline, OGM, colorants injectés dans des macarons, facturation abusive dans les cliniques, etc. Nous réformons par ailleurs actuellement la DGCCRF, afin de réduire le nombre de contrôles routiniers là où tout va bien, et de mieux cibler et contrôler des entreprises là où nous suspectons des problèmes. C’est d’ailleurs pourquoi, dans nos chiffres, le nombre d’infractions constatées augmente.

Quels conseils donneriez-vous aux consommateurs pour éviter les pièges ?

Les consommateurs peuvent utiliser comme points de repère les labels officiels ou encore le marquage CE, fiables car contrôlés par la DGCCRF. Qu’ils n’hésitent pas à s’assurer de la présence de ce marquage lorsqu’ils font leurs achats sur des plateformes en ligne. Et nous comptons aussi sur eux : il ne faut pas qu’ils hésitent à nous signaler des fraudes.

Source : LE PARISIEN – Boris Cassel, Matthieu Pelloli et Odile Plichon


Médiation & Sanctions

2019-03-28T09:22:22+00:00
Ce site utilise des cookies et des services tiers. Ok